Les confessions de Valérie: Le moment Présent !

Par Valérie Trinh © Bodhi Yoga Boucherville – 8 avril 2020 – Tous droits réservés.

Il est intéressant de constater ce que le partage en provenance du cœur peut générer. Je fais ce constat à toutes les fois que j’ai le courage d’écrire à propos de mes états d’âme. Je crois qu’au départ, je le faisais pour combler un besoin de reconnaissance, vous savez, savoir que nous avons notre place ici, que notre passage sur la terre n’est pas inutile ou sans importance…

J’ai commencé à écrire pour me prouver que je pouvais le faire et la réponse à ces partages a été que ce que je vivais et que je partageais trouvait un écho dans les méandres des médias sociaux. C’est tout de même fascinant de voir que ces médias sociaux que je trouve cruels et parfois sans cœur, me permettent de mettre mon propre cœur sur la table et qu’il y trouve des confrères qui veulent battre à l’unisson…

Les journées passent et ne se ressemblent pas. Il y a deux jours, je vous partageais mes états d’âme, mes « il faudrait que » et en les jetant sur papier, ou sur Facebook ! Ils m’ont libérée. Au moment où vous les lisiez, ils ne me hantaient déjà plus puisque leur montée à la surface de ma conscience me permettait de simplement vous les partager. Ce qui est magnifique, c’est la réaction des gens à la lecture de mes propos car lorsqu’ils quittent ma tête, ils ne m’appartiennent déjà plus, ils appartiennent à tout le monde !! Je suis émerveillée et profondément touchée de recevoir la sollicitude des gens qui prennent le temps d’écrire un message suite à mes partages. Bien que je me sente seule au moment où j’écris et vis ces émotions, je réalise en vous lisant que ça n’est pas le cas. Je constate que plus nous serons à nous dire tel que nous sommes, plus nous permettrons à des centaines de milliers de personnes d’oser faire la même chose. Qui suis-je ? Qu’est-ce que j’apporte à ce monde ? Plus je me pose ces questions, moins je sais comment y répondre. Car lorsque je tente une réponse, elle provient de mon mental, de mon côté analytique et cela génère chez moi encore plus de doutes et de culpabilité.

Depuis trois semaines, je sors marcher au moins une fois par jour avec Penny-Joy et parfois deux. Je n’ai jamais autant profité de l’extérieur que depuis que cette « Miss Joy », comme la surnomme affectueusement ma belle Frédérique, est entrée dans ma vie. Sa seule présence m’oblige à me remettre continuellement en question. La beauté d’une relation avec un animal, c’est qu’il ne peut pas y avoir d’interprétations. Un animal ne réfléchit pas, il agit continuellement en fonction de ce qui se passe autour de lui. Un chien a besoin d’un encadrement rempli d’amour, d’acceptation et surtout de renforcement positif ! Un être humain aussi !! Mais parce que l’être humain est doté de cette capacité de réflexion, cela met doucement en place un espace où l’interprétation et l’anticipation prennent la place de l’agir, de la spontanéité et de la curiosité…

Quand j’interagis avec Miss Joy, il y a une action de ma part et une réaction de sa part. Action-réaction ! Si mon action n’est pas adéquate, la réaction de Penny-Joy ne l’est pas davantage. Elle m’invite donc à revisiter mes actions pour les modifier et ainsi obtenir les réactions attendues.

Grâce à la covid-19, oui oui, vous avez bien lu, grâce à la covid-19, je passe un temps de meilleure qualité avec tous les membres de ma famille, même si je ne suis pas physiquement en leur présence. Cet isolement me permet de mieux syntoniser mon poste de transmission énergétique ! En étant sur le bon poste, j’entre en résonance avec moi-même, avec mon être profond, supérieur, divin, utilisez le qualificatif qui vous convient ! Et comme lorsqu’on écoute la radio, parfois, on perd le poste, il y a de l’interférence et il faut changer quelque chose pour le syntoniser à nouveau. Je pense que cette crise est un ajustement de poste pour l’ensemble de l’humanité. Nous avons besoin de nous reconnecter d’abord à nous même pour ensuite mieux se connecter aux autres et ainsi trouver des nouvelles façons de faire, de vivre qui seront plus en accord avec le grand tout, la communauté, la terre, la Vie, dont nous faisons tous intégralement partie.

Bien que la covid-19 prenne trop de vies sur son passage, qu’elle nous mette face à notre « mortalité », elle chante également l’hymne à la vie et pas uniquement la vie humaine, mais la Vie avec un grand V. Son passage nous oblige à remettre en question tout ce que nous connaissons et prenons pour acquis.

Comment vais-je vivre ma vie après la covid-19 ? Et si la covid-19 précédait la Co-vie-20 ???

J’aime beaucoup cette idée.